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« Esto es la tierra más hermosa que ojos humanos hayan visto jamás”
“Ceci est la plus belle terre qu’un humain n’ait jamais vu »
Christophe Colomb, 1492

De loin, on ne sait pas trop où ça se trouve. Il y fait chaud, les plages sont belles, les gens, parait-il, souriants. C’est dans les Caraïbes. En Amérique Latine, c’est cela ? Ou peut-être plus précisément en Amérique centrale ? C’est à proximité de Cuba, non ? On commence à distinguer la carte de ce coin du monde. C’est près de Porto Rico, c’est un élément de plus pour le Nord-Américain, au nord-ouest de la Guadeloupe et de la Martinique, cela parle déjà plus aux Français. On se décide enfin à ouvrir un atlas et on la trouve.

Au sud de Cuba et au nord-ouest de Porto Rico, elle impose par sa taille, elle est en seconde place dans le chapelet insulaire des Caraïbes. Hispaniola, de son ancien nom, est plus ronde que sa sœur aînée filiforme, Cuba. Le territoire se partage en deux, un tiers pour Haïti, deux tiers pour la République Dominicaine. Ce sont 48 380 km2 de terre à explorer et, déjà de là-haut, on devine qu’une semaine n’y suffira pas.

Lorsque l’avion approche de l’île, on distingue la terre bordée d’une étendue bleue, puis des surfaces vallonnées. Le paysage est parfois de couleur ocre, parfois d’un vert ardent. De nombreuses sources d’eau traversent plaines et montagnes. A mesure que l’on descend, on distingue plus nettement les formes. Les zones montagneuses sont plus nombreuses que les vallées, 60 % contre 40 %. Trois cordillères séparent le pays d’est en ouest. Au nord, la cordillère septentrionale s’étire le long de l’Atlantique de Monte Cristi, près la frontière haïtienne, jusqu’à San Francisco de Marcoris. Ces « Alpes dominicaines » séparent la vallée du Cibao, une région fertile en cultures et riche en minerais, de la plaine côtière nord. La cordillère centrale est la plus haute et la plus imposante. On y trouve le point le plus élevé du pays et des Caraïbes, le pic Duarte à 3 087 mètres. On peut y voir de la neige lors de la saison la plus froide. Enfin, la cordillère orientale, la plus petite se situe dans la pointe est du territoire. La Sierra de Barohuco, au sud-ouest, complète le tout. Autre curiosité notable, la République Dominicaine détient aussi le point le plus bas des Caraïbes, près de 40 mètres sous le niveau de la mer, le lac Enriquillo dans le sud-ouest du pays.

La mer prend des teintes émeraude lorsque l’avion entame sa descente, mer des Caraïbes au sud, océan Atlantique au nord. Les plages de sable blanc s’étendent à l’infini ou forment des baies et des criques à d’autres endroits. Ce sont 1 576 km de littoral dont 106 km pour les îles. Le tout est hybride : une succession de parties rocailleuses et sableuses en alternance avec des zones humides et marécageuses. La côte est très sinueuse dessinant de nombreuses criques. A Punta Salinas, au sud-ouest de Saint Domingue, se trouvent les dunes les plus importantes des Caraïbes avec une étendue de 15 km et une largeur maximum de 3 km. Et tout autour du pays, de petites îles se succèdent. Certaines ne sont que des « cayos », des bancs de sable, et d’autres des « islotes », petites îles dépeuplées. Toutes ont gardé en mémoire des histoires de pirates et de corsaires.

Montagnes et plaines, mers et fleuves, la République Dominicaine est un pays riche qui ne cesse de surprendre.

La isabela

Comme dans tout le continent américain, il y a un avant et un après la colonisation. Avant il était Quisqueya. Au plus loin que l’on puisse remonter, on trouve des traces de peuplement il y a 3000 ans. De 500 à 900, l’île reçoit plusieurs vagues de migrations. Lors de l’arrivée de Christophe Colomb, les Taïno sont le peuple autochtone ; c’est une culture pacifique, considérée comme une des plus développées des Antilles. De nos jours, on peut encore voir de nombreuses peintures rupestres dans diverses grottes (le pays concentre le plus grand nombre de pictogrammes des Caraïbes). Ils vivent de ressources naturelles grâce à la pêche, la cueillette, la chasse et encore l’agriculture sur brûlis. Il n’est pas dans leur us de travailler beaucoup ; leur rythme est bouleversé par l’arrivée des conquistadores.

Christophe Colomb aborde l’île le 6 décembre 1492 par la côte nord. L’accueil indigène est réservé. Le conquérant baptise l’île « Hispaniola ». Il établit quelques hommes dans un fort et repart en Europe faire part de ses découvertes. Lors de son retour en novembre 1493, ses compatriotes sont morts. Commencent alors les représailles envers les Indiens. L’île est bientôt exploitée pour son or, les autochtones sont mis à contribution. La population, estimée à 600 000 à l’arrivée des Espagnols, chute de moitié en 15 ans (conditions de travail trop rudes, contact avec de nouvelles maladies…). Des esclaves africains sont alors déplacés à Hispaniola.

Pendant plusieurs années, Hispaniola est la base des expéditions du Nouveau Monde. Cependant la découverte de pays plus généreux en or annonce progressivement la chute de cette suprématie stratégique. L’île est par la suite le siège des pirates, flibustiers et corsaires. La France profite de cette période trouble pour grignoter l’hégémonie espagnole. Cette occupation est officialisée en 1697 par le traité de Ryswick. La partie orientale reste sous possession espagnole alors que la partie occidentale devient française. Les frontières sont arrêtées lors du traité d’Aranjuez de 1777.

Même éloignée, l’île subit les répercussions de la Révolution française. En 1791, les esclaves se soulèvent sous la direction de Toussaint Louverture ; le 29 août 1793, la Convention officialise leur affranchissement. Après une période de conflits où la politique internationale se joue également dans l’île, la République d’Haïti est proclamée le 1er janvier 1804. Le nouvel Etat envahit la partie orientale espagnole de l’île, il en est rejeté définitivement en 1844 grâce aux pères de la patrie : Juan Pablo Duarte, Francisco del Rosario et Ramón Matias Mella. Le 27 février 1844, l’indépendance de ce qui est maintenant la République Dominicaine est proclamée.

Les années qui suivent sont instables, les luttes fratricides pour le pouvoir, les problèmes économiques et le chaos politique règnent. En 1904, le pays subit une banqueroute nationale, les Nord-Américains en profitent pour prendre le contrôle des finances nationales en 1907 et, après un débarquement des troupes militaires, occupent le pays de 1916 à 1924. La troisième République est proclamée en 1924, mais elle est de courte durée car le général et chef de l’armée, Rafael Leonidas Trujillo Molina, prend le pouvoir après un coup d’état le 11 avril 1930. Il plonge le pays dans la dictature. Il est assassiné en août 1961, alors que Joaquim Balaguer est déjà président depuis août 1960.

Cuba est alors sous les projecteurs, la chasse aux communistes est intense et la République Dominicaine subit ce climat délétère. Après avoir été élu démocratiquement en 1962, JuanBosch est renversé par l’armée. Le pays est au bord de la guerre civile. Les Nord-Américains envoient des troupes ; d’avril à septembre 1965, sept gouvernements se succèdent. Enfin en 1966, Joaquim Balaguer est élu ; il reste en place jusqu’en 1978. Sa politique est clairement proaméricaine, anticommuniste, autoritaire et répressive. Après un intermède, il est de retour au pouvoir en 1986 jusqu’en 1996.

En 1996, Leonel Fernandez est élu. C’est un jeune président de 43 ans du Parti de Liberatin Dominicain (PLD). Le résultat de son gouvernement est positif. Le PIB progresse de 8 % durant son mandat. Cependant il y a renversement de tendance en 2000 et Hipolito Mejia du PRD (Parti Révolutionnaire Dominicain) le remplace. Le 16 mai 2004, Leonel Fernández revient au pouvoir avec 56,7 % des voix. Il est reconduit dans ses fonctions présidentielle en mai 2008.

Jovenes

La première chose que l’on voit, c’est le sourire des Dominicains, parfois un regard gris clair à couper le souffle. C’est ensuite un festival de couleurs ; les descendants d’esclaves se sont mélangés aux diverses vagues de colonisateurs. Le résultat est un mariage de peaux noires (11%), blanches (16 %) et métisses (73 %).

La langue officielle du pays est l’espagnol, teintée de particularismes propres au pays, notamment la tendance à oublier la prononciation des s et quelques mots endémiques. Dans les zones touristiques, beaucoup de Dominicains parlent anglais, et selon les régions, allemand et français.

Les Dominicains sont un peuple chaleureux et accueillant qui vit avec nonchalance. « Mañana » (demain) est un mot incontournable de leur vocabulaire, repoussant à demain (ou aux calendes grecques) ce qui ne peut se faire aujourd’hui. Ils sont toujours présents pour faire la fête. Le pays bat aux rythmes du mérengué et de la bachata, du bus à la discothèque en passant par le colmado (épicerie).

Plus de 9 millions d’habitants se partagent le territoire insulaire, la majorité vivant en milieu urbain (3 millions à Saint Domingue). C’est une jeune population avec une moyenne d’âge de 25 ans. La tendance cependant s’inverse car le taux de fécondité a chuté drastiquement ces 30 dernières années. Il était de 7,5 enfants par femme dans les années 1970 contre 3 enfants 20 ans plus tard et 2,6 en 2003.

Comme dans beaucoup de pays, la classe populaire est plus importante que la classe riche et l’écart ne cesse de se creuser. Lors de balades dans la campagne, on peut encore voir des villages isolés et abandonnés, souffrant d’un manque d’infrastructures modernes.

La structure familiale est assez bigarrée. Il est courant de voir des enfants élevés par leurs grands-parents quand les parents travaillent et/ou étudient. Près de 31 % des foyers urbains sont tenus pas des femmes seules, contre 22 % dans les zones rurales. La condition de la femme s’est améliorée depuis quelques années. Leur nombre est d’ailleurs plus élevé à l’école que celui des hommes, cependant il n’en reste pas moins que leur émancipation est encore lointaine. De plus, elles subissent encore de nombreuses violences domestiques que le gouvernement tente de combattre à travers différents dispositifs et organisations.

La diaspora dominicaine est importante à l’étranger, environ 3 millions de personnes. Le plus grand nombre se trouve aux Etats-Unis où les Dominicains forment l’une des plus importantes communautés étrangères. D’autres se retrouvent en Europe, principalement en Espagne. Il est à noter que les envois d’argent de ces émigrés à leurs familles constituent un revenu non négligeable dans l’économie dominicaine (plus de 3 milliards de dollars par an).

A l’inverse, le pays accueille un grand nombre d’Haïtiens. On les estimait à 115 000 en 2003 mais il est difficile de connaître le nombre précis en raison des passages illégaux ; ce nombre est sans aucun doute plus élevé que cette centaine de mille, en raison notamment de la situation économique qui sombre chaque jour un peu plus dans leur pays. En ce qui concerne les autres origines, notamment des pays occidentaux, on en comptait 68 000 étrangers en 2003. Des lois d’installation plus souples attirent chaque jour de plus en plus d’étrangers dans ce petit pays loin des tracas des pays occidentaux.

Le colmado est le commerce le plus incontournable de la République Dominicaine. Petite ou moyenne échoppe, il se trouve partout, même en pleine campagne. Souvent attaché à la maison de son propriétaire, il a des horaires extensibles. C’est un lieu de rencontres et de causette.

Du verbe « colmar », « remplir à ras bord », cette épicerie porte bien son nom. On y trouve de tout, du produit ménager au cube de bouillon de poulet, en passant par le savon et le riz, base de l’alimentation nationale. On achète en toute quantité, petite ou grande. On vous ouvre le paquet de dix pains si vous n’en souhaitez que deux, on vous détaille les œufs, on vous râpe le choux blanc dans un petit sac en plastique. Pas de gaspillage ; on prend ce dont on a besoin. Les enfants viennent acheter des bonbons pour quelques pesos. Ils font rapidement l’apprentissage de la monnaie.

Les fruits et les légumes sont aussi présents. Certains colmados sont mieux achalandés que d’autres, tous ont cependant une diversité à vous proposer et cela est l’une des richesses du pays. Grâce à des terres fertiles, notamment la vallée du Cibao au pied de la cordillère septentrionale, le pays regorge de produits agricoles : patates, yucas, manioc, bananes de tout type, avocats à la grosseur surprenante, riz, carottes, haricots variés, poivrons, oignons, ail… La liste est encore longue. Côté fruits, c’est la même abondance. Bien que Christophe Colomb n’ait trouvé que peu de variétés à son arrivée à Hispaniola, les implantations réalisées par la suite se sont adaptées à merveille au climat, tels que la mangue des Indes, la noix de coco d’Asie, l’ananas d’Amérique du sud, la canne à sucre de Nouvelle Guinée... C’est le paradis des fruits : oranges vertes au jus sucré, papaye jaune mordoré à l’extérieur et orange pastel au dedans, pastèques vertes tachetées pour familles nombreuses, citrons verts et jaunes, fruits de la passion au goût piquant, goyaves, pommes et, assez surprenants, fraises juteuses… A tout cela s’ajoutent le café arabica, le cacao, les épices, gingembre, muscade et piments.

Si les colmados offrent tout ce qu’il faut pour cuisiner, il est aussi possible de se sustenter dans la rue d’oranges pelées et coupées en deux dans lesquelles on plonge les dents pour recueillir le jus, de l’eau de la noix de coco que le vendeur vous ouvre à coups de machette ou encore de canne à sucre dont on presse le jus ou que l’on suce tel un bâton de réglisse.

L’alimentation dominicaine est traditionnelle et plutôt rustique. Le repas n’est pas considéré comme un moment social mais comme un acte vital ; on mange lorsque l’on a faim. Le mets le plus typique est la bandera : du riz mélangé à des haricots rouges ou noirs accompagnés de viande (quelque fois de poisson) et d’une salade à base de chou blanc. C’est le plat de base que l’on retrouve au comedor, restaurant local. D’autres lieux de restauration sont aussi abondants dans le pays, en premier lieu le pica pollo où sont proposés poulet frit et « tostones » (bananes plantains frites). Les frituras comme le nom l’indique offrent des viandes et des poissons frits. Les paradas sont des resto-buvettes le long des axes routiers où l’on s’arrête en chemin.

Les Dominicains sont friands de poulet. Cependant on peut trouver d’autres spécialités propres à de viandes propres à des régions telles que la chèvre de pré-salé de Monte-Cristi dans le nord-ouest. Paradoxalement, ce peuple vivant sur un territoire maritime mange peu de poisson. Il est d’ailleurs rare de trouver une poissonnerie qui offre du poisson frais à la vente, la majorité étant congelée à la livraison. Comme les produits agricoles, la diversité des produits de la mer est grande : espadons, dorades, rougets, thon,…, ainsi que langoustes, crevettes, crabes et le lambi délicieusement cuisiné avec une sauce « à la criola », à base de tomate, ou « al ajo », à l’ail.

Le pays offre quelques plats typiques comme le sancocho, ragout de légumes et de viande, le mangú, purée très serrée de banane plantain et d’oignons frits, les chicharrones, morceaux de porc ou poulet panés et frits à l’huile, le cangrejo guisado, un crabe mariné aux herbes, cuisinés en sauce, ou encore le monfongo, des tripes à la mode dominicaine.

Si le repas n’est pas un moment social, les Dominicains se retrouvent par contre autour d’un verre. Le choix est assez rapide, il est entre le rhum et sa triplée de B, Brugal, Barcelo et Bermudez, qui se partagent le marché, et la bière, Presidente, pour la plus célèbre, Bohémia et Quisqueya. Le rhum est souvent coupé de Coca (Cuba Libre) ou de Seven-Up (Santo-Libre). Il sert aussi à la réalisation de cocktails telle la célèbre piña colada dont raffolent les touristes. La bière est servie très fraîche voire glacée.

cigarros

L’architecture dominicaine

Au cours des siècles le pays a vécu plusieurs colonisations, occupations, brassages de cultures et en a tiré son paysage architectural. La majorité des villes a été construite à l’époque coloniale et en a gardé les stigmates d’un plan en damier. On retrouve le centre de la vie sociale et économique autour du parc central (parque central) où se réunissent les habitants lors des soirées de week-end et de fête. Il s’agissait autrefois de la place d’Armes autour de laquelle se groupaient les bâtiments administratifs et l’église. On y a souvent placé un kiosque où les groupes musicaux jouaient à une époque où ils étaient les seuls vecteurs de musique.

Les anciennes maisons bourgeoises que l’on peut encore voir dans quelques villes sont de bois, souvent avec un porche et une véranda ouverte où l’on s’assoit sur la chaise à bascule (la mecedora) pour profiter de la clémence de l’air du crépuscule. Les maisons créoles plus modestes sont faites de lattes de bois de palmier. Beaucoup plus rustiques, avec un sol de terre ou de ciment pour les plus récentes, elles ont cependant beaucoup de charme avec leurs murs aux couleurs flamboyantes. Le toit était traditionnellement de feuilles de palme, il est courant de le voir remplacé par des tôles. Peu à peu, les maisons de bois sont remplacées par des maisons de bêtons avec peu de charme mais cependant plus sûres face aux conditions climatiques.

Artisanat

L’artisanat dominicain est prédominant dans le domaine des bijoux avec deux pierres : l’ambre, la pierre nationale, et le larimar, endémique au pays.

L’ambre est la seule pierre semi-précieuse d’origine végétale. Cette vieille dame a près de 48 millions d’années. Elle est née d’une larme de l’arbre, la résine, qui destinait à le protéger des oiseaux et insectes. Durcie au contact de l’air, elle a ensuite été enfermée sous les montagnes par les mouvements terrestres, puis s’est patiemment transformée en pierre au cours du temps sous les couches sédimentaires accumulées. L’ambre est le résultat de l’action magique de la nature.

L’ambre de République Dominicaine est considéré comme le plus transparent et le plus chargé d’insectes. Il est de différents coloris, le plus répandu étant le jaune doré. Les réserves dominicaines sont importantes ; on extrait plusieurs millions de tonnes par an dans les mines de la cordillera septentrionale entre Puerto Plata et Santiago et celles de la cordillera orientale dans la vallée de Hato Mayor et de Bayaguana.

Le Larimar, une pectolite, se trouve dans une seule région, Barahona, au sud-ouest. Ses teintes bleutées lui ont apporté le surnom de turquoise dominicaine. C’est une pierre unique au monde avec un spectre de couleurs passant de l’azur au bleu marine. Elle est réputée pour ses effets bénéfiques dans le traitement des allergies, des infections des voies respiratoires, ou encore dans la stabilisation du système nerveux…

Ces pierres montées sous diverses formes se trouvent dans tous le pays. Attention aux fausses répliques d’ambre qui pullulent. Pour savoir distinguer le vrai du faux, plongez votre ambre dans l’eau, si elle flotte, elle est authentique.

Les poupées de « limé » ont été créées par l’artiste Liliana Mera en 1981. C’est une figurine sans visage, peinte dans des tons colorés.

La peinture que l’on trouve dans la majorité des boutiques de souvenirs est souvent d’origine haïtienne. Certains motifs très colorés et vivants évoquent des scènes de la vie courante, d’autres rappellent les Taïnos, les Indiens vivants sur l’île à l’arrivée de Christophe Colomb.

La République Dominicaine est le plus important producteur de cigares au monde et c’est également le leader de la distribution de « puros » de grande qualité. La province de Santiago est le premier lieu producteur du pays et fournit 80 % du total des exportations. Le cigare dominicain présente toutes les qualités d’un bon produit : combustibilité, texture, saveur, élasticité, odeur, couleur et équilibre dans la composition de nicotines et huiles. Le tabac est cultivé à partir de semences cubaines plantées par des experts formé à Cuba. Le cigare dominicain a gagné ses lettres de noblesse ces dernières années. On trouve de grands noms comme El Coto, une des plus grandes marques mondiales, Davidoff implanté depuis 1990 dans le pays, Avo, Juan Clemente ou encore Cuesta Rey.

Musique et danse

Des notes flottent dans l’air où que l’on soit, des pas de danse s’esquissent aux quatre coins du pays. C’est l’expression corporelle la plus développée dans le pays. Les Dominicains ont le rythme dans la peau.

Le mérengué est la musique nationale du pays, descendante des rythmes binaires africains, elle se conjugue au passé avec le mérengué « tipico » qui se joue en formation triangulaire : accordéon, tambora (tambour en peau de chèvre) et guira (râpe cylindrique en laiton). Il est très rapide et entraîne les danseurs dans des danses endiablées. La version plus moderne est plus lente et l’ajout d’instruments à vent la distingue de son aîné.

La bachata est plus récente, probablement née dans les années 1920. Elle est longtemps restée limitée aux classes sociales populaires, son berceau. Sa reconnaissance par tout le pays a pris du temps car rejetée par les classes riches qui dénigraient la médiocrité de ses paroles (histoires de couple, de sexe et de boisson). La formation traditionnelle est formée de deux guitares et de maracas (parfois remplacées par la guira) et un bongo.

On peut entendre ici et là de la salsa, mais elle reste cependant plus limitée et beaucoup moins dansée que les deux premières.

Carnaval

Impossible d’évoquer la musique et la danse sans parler du carnaval. Celui-ci est l’événement le plus important de la culture populaire dominicaine. Cette tradition descend de la culture hispanique ; le premier a eu lieu en 1520. Aujourd’hui il correspond aux dates de la fête nationale, le 27 février, et celui de la restauration de la République, le 16 août.

C’est un moment de liesse populaire où bonne humeur et convivialité se mélangent. Si le carnaval de La Vega est l’un des plus réputés dans le pays, c’est aussi un des plus anciens. Tous les dimanches de février, la joie, la musique, les diables cornus et les cris des passants que ces derniers frappent d’une vessie gonflée envahissent les rues. C’est un festival de couleurs et une orgie de sons.

Littérature

La littérature dominicaine s’est développée à partir du 19ème siècle. Le pays compte quelques grands noms comme Juan Bosch (1909-2001), fondateur du PRD (Parti Revolutionnaire Dominicain), qui a redonné ses lettres d’or à la tradition du conte en Amérique Latine, Manuel de Cabral (1907-1999), poète et romancier, défenseur de la poésie afro-antillaise, ou encore Manuel Jesús Galvan (1839-1910) dont le roman historique Enriquillo est la pièce maîtresse du courant indigéniste. En avril 2008, un auteur natif du pays, Junot Diaz, a été récompensé du Prix Pulitzer pour son œuvre « The brief wondrous life of Oscar Wao ».

Cinéma

La production cinématographique du pays est assez pauvre. Les salles de cinéma sont peu nombreuses hors des grandes villes et distribuent principalement des productions nord-américaines.

Avion

Les communications aériennes sont nombreuses vers la République Dominicaine. Il est facile de se rendre directement vers le lieu de séjour de votre choix grâce aux 5 aéroports internationaux qui jalonnent le territoire : Las Américas à proximité de Saint Domingue, l’aéroport du Cibao près de Santiago de los Caballeros, Punta Cana, Gregorio Luperón à Puerto Plata et enfin El Catey de Samaná, le dernier aéroport international ouvert en 2007.

A la descente de l’avion, le transport par excellence pour vous mener à votre destination finale est le taxi (à moins que nous n’ayez opté pour une formule tout inclus qui vous garantit le bus jusqu’à votre hôtel). Dans chaque aéroport, une compagnie de taxis vous propose ses services (comme dans chaque ville du pays). Vous pouvez également louer une voiture, mais prudence ! La conduite des Dominicains est plutôt surprenante. Le code de la route est international, cependant les autochtones l’appliquent avec leur propre logique. Par ailleurs la vétusté de certains véhicules et les routes en mauvais état compliquent la conduite, surtout de nuit.

La République Dominicaine offre de nombreuses alternatives de déplacements, des plus luxueux aux plus rudimentaires. Ici point besoin de marcher si on ne le désire pas.

Si vous êtes pressé, il existe de petits avions qui desservent différents points de l’île grâce au complément d’aéroports nationaux (La Romana, Samaná, Barahona).

Pour relier de nombreuses villes, Caribes Tours et Metro sont les deux compagnies de bus les plus connues du pays. Les autocars sont confortables et froids ; l’amour du Dominicain pour la climatisation est poussé jusqu’à la passion. N’oubliez donc pas une petite laine. Le prix est modique : le trajet Saint Domingue – Cabrera vous coûtera 300 pesos (8,80 US$ / 6,81 € - prix indicatifs octobre 2008).

Pour des petits et moyens trajets, il est possible d’emprunter les transports locaux. La guagua est la plus répandue dans le pays. Petit van destiné à une dizaine de personnes, elle peut accueillir jusqu’au double de cette capacité. C’est peu confortable, cependant très convivial et idéal pour faire des rencontres. Dans le même style, il y a les carritos, ou taxis publics. C’est une voiture qui dépasse elle aussi le nombre de personnes recommandé. Dans les deux cas, il suffit de faire signe au chauffeur au bord du chemin, celui-ci s’arrête et vous embarque. Ces arrêts intempestifs et rarement signalés peuvent être dangereux pour les voitures qui suivent. Le prix de la course est à la hauteur du confort : bas.

Dans chaque ville, il y a les motoconchos, les motos taxi. Ils sont partout et vous conduisent partout. Pas de port de casque, donc attention aux risques.

Enfin, le pays étant un territoire insulaire, il est possible d’emprunter parfois le bateau. C’est notamment le cas du ferry qui relie le port de Sabana de la Mar à la péninsule de Samaná.

Bonne route !

Quelques liens utiles

Taxi:

Apolo Taxi
Avenida 27 de Febrero N° 462 - Santo Domingo
Tel. 809 537 00 00 / Fax 809 537 73 36
Mail: apolotaxi@hotmail.com
Site Web: www.apolotaxi.com
Sur demande : service de taxi avec chauffeur

Bus
www.caribetours.com.do
www.metroserviciosturisticos.com

Location de voiture:

Avis
Abraham Lincoln -  Santo Domingo
Tel 809 535 71 91 / Fax 809 535 17 47
Mail: servicolt@codetel.net.do
Site Web: www.avis.com

Budget
J. F. Kennedy - Santo Domingo
Tel 809 566 66 66 / Fax 809 567 01 77
Mail: budget@codetel.net.do
Site Web: www.budget.com

Dollar
Avenida Independencia N° 354 - Santo Domingo
Tel 809 221 73 68 / Fax: 809 221 72 70
Mail: reservaciones@dollar.com.do
Sitio Web: www.dollar.com.do

Europcar
Avenida Independencia N° 354 - Santo Domingo
Tel. 809 688 21 21 / Fax 809 688 08 08
Mail: europcar.sdq@codetel.net.do
Site Web: www.europcar.com

Nacional Álamo
Proceres N° 41 - Santo Domingo
Tel 809 562 14 44 / Fax 809 227 90 15
Site Web: www.nationalcar.com

Nelly
Avenida Independencia N° 654 - Santo Domingo
Tel 809 687 79 97 / Fax 809 687 72 63
Mail: operaciones@nellyrac.com
Site Web: www.nellyrac.com

Thrifty
Avenida 27 de Febrero N° 12 - Santo Domingo
Tel 809 689 90 00 / Fax 809 689 90 29
Mail: thrifty@codetel.net.do
Site Web: www.thrifty.com

La monnaie nationale est le peso dominicain représenté sous le sigle RD ou encore DOP. Vous trouverez des billets de 2 000, 1000, 500, 200, 100, 50, 20, 10 pesos, et des pièces de 25, 10, 5 et 1 pesos. Il est possible de payer en dollars mais il est toujours recommandable de payer en pesos afin de payer le juste prix.

On ne trouve la monnaie que dans le pays. Elle est échangeable contre les dollars américains et les euros, et également d’autres devises comme le dollar canadien ou encore le franc suisse dans les banques ou dans les maisons de change, très répandues dans le pays. Renseignez-vous du cours du jour. Celui-ci sera toujours moins intéressant dans les aéroports et les hôtels.

Au 1er juillet 2009, le cours était le suivant :

1 US$ 1 € 1 $ canadien 1 £
35,92 DOP 49,51 DOP 30,36 DOP 57,76 DOP

Pour vérifier le cours du jour, consultez le site de la Banque Centrale Dominicaine :
http://www.bancentral.gov.do/tasas_cambio/TMC4001.PDF

Vous pouvez voyager avec une somme maximale en liquide de 10 000 dollars américains (ou équivalente dans une autre devise). Au-delà vous devrez faire une déclaration écrite.

Medio de comunicacion

La télévision

Que la maison soit de bois, de tôle ou de brique, la télévision est l’élément pivot du foyer. Elle ravit les Dominicaines avec ses « telenovelas » (feuilletons télévisuels) à l’eau de rose, les enfants sont scotchés à leur « muñequitos » (dessins animés) et les hommes suivent les sports, baseball en tête.

Plusieurs chaînes dominicaines inondent le pays d’images, certaines sont nationales, d’autres locales, telle que le canal 10 de Cabrera. Si beaucoup sont gratuites, il est cependant souvent nécessaire de contracter le câble qui rend la réception correcte.

N’importe qui peut disposer des services du câble. Chaque ville dispose du sien ce qui rend le bouquet de chaînes différents d’une région à l’autre. On peut aussi passer par une antenne satellitaire afin d’accéder à des chaînes internationales. C’est plus cher cependant la couverture est plus large et diversifiée.

Les journaux

Listin Dario, Nacional, Hoy, El Caribe sont les périodiques dominicains les plus répandus. Ils se trouvent dans les supermarchés, les stations essence et peuvent être distribués dans les villes pas des vendeurs ambulants. Leur prix va de 15 à 35 pesos.

On trouve aussi des journaux en ligne comme El Nuevo Diario, www.elnuevodiario.com.do, "Clave Digital", www.clavedigital.com et el Listín diario, www.listindiario.com.

Les radios

Les radios sont nombreuses et diffusent principalement de la musique : bachata, mérengué et chansons romantiques. Les quelques débats sur les antennes FM sont souvent l’occasion de joutes entre les interlocuteurs, toujours pleines d’entrain.

Toma corriente

Le courant est alternatif en 110 volts (60 Hz.). Les prises sont américaines. Un adaptateur est nécessaire pour tous les appareils européens. Il est possible de faire installer des prises en 220 volts dans son logement.

La République Dominicaine ne change pas d’heure et reste toute l’année sur l’heure atlantique standard (GMT-4).

Différents décalages horaires :

  • New York : - 1 heure en hiver pas de décalage en été
  • France, Benelux et Suisse : + 6 heures en été, + 5 heures en hiver
  • Québec : - 1 heure
  • Grande-Bretagne : + 5 heures en été, + 4 heures en hiver
  • Mexique : - 2 heures
  • Los Angeles : – 4 heures

pesos y medidas

Le système de mesure dominicain est hybride, influencé tantôt par les Espagnols, tantôt par les Français, tantôt par les Américains. Une loi du 20 mai 1867 instaure le système international métrique décimal comme officiel, cependant le manque d’application de la loi, notamment par le gouvernement, a permis la permanence de poids et mesures anciennes.

Ainsi on parle de kilomètres (« kilometro »), mais on remplit son réservoir en gallon américain (« galón »). On mesure les personnes en pieds (« pie ») et en pouces (« pulgada »). La nourriture est en livres (« libra ») et en once (« onza »). La « tarea » est l’unité de mesure pour les terrains mais l’on parle de km2 pour les grandes superficies (pays).

Quelques mesures et poids
1 km = 0,62 mile anglais 1 galon = 3,785 litres
1 pied = 30,48 centimetres 1 pouce = 2,54 centimetres
1 once = 28,75 grammes 1 livre = 0,4536 kilo
1 quintal = 46,0092 kilos 1 tonne = 920,186 kilos
1 tarea (cuerda) = 628,86 m2

Iglesia

Culte religieux et célébrations

Depuis la conquête du pays par les Espagnols, la religion catholique est la plus répandue auprès des Dominicains. On peut cependant voir de nombreuses églises baptistes, évangélistes, protestantes. Il existe même quelques synagogues dont celle de Sosúa édifiée lors de la migration de Juifs fuyant l’Europe lors de la Seconde guerre mondiale. La tolérance des Dominicains est grande concernant les cultes.

Toute l’année est marquée de fêtes religieuses. L’une des plus typiques se déroule entre le 28 décembre et le 1er janvier à San Juan Bautista de Bayaguana, ou simplement Bayaguana, dans la province de Monte Plata. L’histoire dit qu’il y a 400 ans, les habitants firent l’offrande d’un bœuf à Dieu car la région souffrait alors d’une grave sécheresse. La pluie arriva quelques jours plus tard et depuis lors le village commémore et remercie Dieu. Chaque année donc, on fait entrer les bœufs dans Bayaguana le 28 décembre et, dans la journée du 1er janvier, on les cède pour de l’argent qui sera remis à l’Eglise pour des activités caritatives. Ces jours sont une occasion de pèlerinage pour les Dominicains.

Le 21 janvier, le pays fête sa patronne Nuestra Señora de la Altagracia (ou Virgen de la Altagracia). Celle-ci est connue depuis la colonisation espagnole pendant laquelle deux frères d’Extrémadure auraient apporté une statue de la Sainte de leur communauté. Après une disparition mystérieuse, elle fut retrouvée dans un oranger où s’élève maintenant la basilique d’Higuey, haut lieu de pèlerinage où viennent plus de 800 000 pèlerins chaque année.

Le reste de l’année se divise en diverses festivités religieuses d’un bout à l’autre du pays. Certaines dates sont communes au monde catholique hispanique comme la Sainte Merced le 24 septembre. A Cabrera cette fête donne lieu à 9 jours de fêtes patronales pendant lesquels se succèdent concerts et animations autour du parc central.

L’autre moment majeur de la vie religieuse est la Semaine Sainte à Pâques. Ce sont quelques jours de vacances pour la majorité des Dominicains où toute activité est mise en suspens, surtout pendant le week-end prolongé (du vendredi au dimanche). Les plages sont envahies et ce sont des jours de fêtes entre famille et amis.

Calendrier des jours fériés

Le calendrier des jours fériés répond à un mélange de fêtes religieuses et de moments importants

1er janvier Nouvel An
6 janvier
Epiphanie
26 janvier
Jour dédié à Juan Pablo Duarte
(date-naissance du Père de la Patrie)
27 février
Jour de l’indépendance nationale
Fin de la domination haïtienne en République Dominicaine en 1844
Pâques Vendredi Saint, samedi et dimanche
1er mai
Fête du travail
7 juin
Corpus Cristi
16 août
Jour de la restauration
24 septembre
Jour de la Sainte Merced, patronne du pays
6 novembre
Jour de la Constitution
Célébration de la première Constitution de la République, rédigée dans la ville de San Cristóbal en 1844.
25 décembre Noël